samedi 7 août 2010

ROSAS

Cierto día tormentoso,
En medio de mi solar
Brotó una rosa bermeja
Que se plació en el erial.

Muy poco hice por cuidarla.
Pensé que no iba a durar,
Que más valiera dejarla
Hallar más grato lugar.

Se empeñó en estar conmigo,
Mimosa, gentil, vivaz,
Para disipar tristezas,
Su angustia y mi soledad.

La humillaban, la alenté,
Descubrió fuerza y valía,
Todo por ella intenté,
Resurgió ¡ con qué alegría ¡

Era rosa caprichosa :
Un día quiso partir,
Yo fui el último en saberlo,
De pesar pensé morir.

No contenta de dejarme
Soñó el tiempo compartir
Entre su prado y mi choza,
Mas yo no quise seguir.

Impulsiva, irreflexiva,
Sus espinas me clavó
Con ira, hasta el corazón
Cuando a una ortiga escuchó.

¿ Era de verdad la injuria
Que con odio me arrojó ?
¡ Bah ¡ ¡ celos de rosa ajena…!
Y así la pasión murió.

Perdoné, pero no olvido
Esa herida sin razón.
Mi llaga y ella son uno,
Dentro de mi corazón.

Sin duda, no la merezco,
Ni otra flor de ese jardín,
Ni la que llevo en el pecho,
La vida es así… enfin ¡

Pero con mucho más quiero
A esta rosa linda y fiel
Que no olvido y que adoro
¡ Y que se deja querer !

Aún, otra rosa…¿ blanca ?
¿ Que me depare el destino ?
La contemplaré arrobado,
Y seguiré mi camino.

Que seas dichosa, espero,
Rosa bermeja,… feliz,
Seguiré tal cual, mi vida :
Dulce y negro regaliz.

Aquí se acaban mis versos,
rosas de pitiminí.
No más poemas de rosas :
Así, prefiero dormir.




& DES ROSES

Un certain jour, gris, maussade,
Sur ma terre en friche, à son aise,
Une rose vermeille, en voyage,
Sans plus, poussa vite heureuse

J’ai peu fait pour la garder
En pensant qu’elle avait droit
Et qu’il valait mieux la laisser
Trouver un plus aimable endroit

Elle voulut se joindre à moi,
Câline et douce. Sensible
Elle sut de mon désarroi,
J’adoucis sa vie pénible.

Elle était mal perçue, triste,
J’éveillai en elle la fierté
Ranimée, contente, joyeuse,
Car tout pour elle j’intentai.

C’était une rose capricieuse :
Un jour elle voulut partir,
Je fus l’ultime renseigné,
De peine je faillis mourir.

Pas contente de s’échapper
Elle rêva de vivre en deux lieux
Soit son mas, soit mon foyer
À tour de rôle : j’ai dit : Adieu !

Impulsive, irréfléchie,
Elle m’enfonça ses épines
Avec fureur, jusqu’au cœur
Quand elle fit foi à une coquine.

C’était donc vraie cette blessure
Que pleine de fiel elle me fit ?
Jalousies de rose, une bavure !
Et la passion pff!...s’évanouit

J’ai pardonné, sans oublier,
Cette injuste plaie gratuite.
Elle et ma blessure mêlées
Sont dans mon cœur qui s’agite.

Sans doute, je ne rien mérite
Ni aucune fleur d’aucun jardin,
Même pas celle avec qui j’habite,
C’est la vie…, jusqu’à la fin !

Celle-ci est fleur bien fidèle,
Joyeuse comme un virelai,
Celle que j’aime et que j’appelle
Que jamais je n’oublierai.

Aura-t-il encor une autre rose ?
Que m’enverra ma destinée?
Blanche ?…ébahi, je suppose,
Mais froid, mon chemin suivrai.

Tu deviendras c’est sûr, plus sage,
heureuse, Rose rouge sans malice;
Je mènerai sans plus mon voyage:
Et ma vie, douce et noire réglisse.

J’achève ici mon p’tit poème
Des haut perchées petites roses.
Plus d’elles, quoique je les aime
Il faudra passer à une autre chose.



Jean-Yves Marin
(France, 07-08-2010)

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