À quoi bon ressasser
Ce que l’on a quitté,
De se plaindre, pleurer
Ce qu’on a délaissé…
Sans rien faire, sans rien dire,
Sans daigner plus aimer,
Tourner le dos, en rire,
À la malchance altier.
Poursuivre son chemin
Distrait, indifférent,
Impassible au chagrin
Comme s’il n’en était rien.
Rester muet, pourtant
Occuper son esprit.
Laisser passer le temps
De l’angoisse à l’ennui.
La blessure saignante
Avec le temps guérit,
La peine au cœur brûlante
Devient mélancolie.
Un jour l’étrange peine
Disparaîtra du cœur,
Beau souvenir, la Reine
Du Cœur, doux, sans heurt.
Cette existence grisâtre
Touchera fond un jour.
Sans tristesse, sans hâte,
Prendra fin mon séjour.
Jean-Yves Marin
(France, 05-01-2011)
jeudi 6 janvier 2011
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